Désordre.
Des plumes qui ne se trouvent pas là où elles devraient être.
Mais sur un sol de galets.
Entre de petites touffes d'herbes.
Et l'inquiétude s'éveille, ça évoque une violence.
Violence d'un duvet déchiré.
Presqu'aussi choquant que le pain jeté n'importe où.
Ne pas mettre les choses qu'on nous confie là où il est prévu qu'elles aillent/où elles devraient aller.
Violence du plumage d'un poulet égorgé pour le repas,
un rituel paysan dont le citadin moderne ne supporte plus l'image.
Dans le désordre, y a-t-il toujours la crainte d'une violence ?
Pour celui qui n'aime PAS le désordre, quel est le manque ?
A-t-on peur qu'il n'existe pas d'ordre supérieur organisant le monde ?
Y a-t-il une angoisse quand on croit à un ordre supérieur, mais qu'on ne l'aperçoit plus ?
Et la colère quand visiblement quelqu'un, en dépit de l'ordre communément accepté, ne le respecte pas ? Par indifférence ? Par paresse ? Par méchanceté ?
Le désordre des choses dont personne ne s'occupe plus, que personne n'aime plus,
avec la nature qui en reprend possession
Dans ce désordre-là, c'est la présence humaine qui prédomine.
Quelqu'un a rassemblé des objets hétéroclites, avec un projet, autour d'une vie affective.
Il y a de la mémoire, les bases d'une croyance, d'une foi…
Une foi dans la vie ?
Tous les réseaux sont des désordres: réseau de poils sur un bras, réseau de cables, réseaux de branches, …
Tandis que l'ordre est une hiérarchie

… et soudain dans un désordre, un élément désordonné de plus qui indique un projet !
[ Catherine Claude ]
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les fleurs complexes, orchidées ou …, te donnent le sentiment d'un désordre
mais tu penses aussitôt que tu n'as peut-être pas saisi le sens de leur forme
leur beauté reconnue te pousse à croire qu'il y a forcément un ordre, une beauté pensée…
illusion ?
la beauté s'avère souvent méchante, ou arbitraire, ou aberrante
LA BELLE ET LA BETE
le beau et le laid
ah les choses qui ne vont pas ensemble
qu'intuitivement on aimerait pas voir se toucher
souillure
ingrédient de tous les racismes

encore des choses qui ne vont pas officiellement ensemble
un visage à côté d'un cul
fesses touchant des livres
et pourtant…
la pensée est bien celle qui pense le cul
et les livres pensent la pensée qui pense le cul
[ Francis Traunig ]
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ce qui évoque la mort fait toujours désordre
le vent sur l'arbrisseau, le sol marqué d'humidité, et ces pieds, tête en bas, trop immobiles
[ Max Jacot ]
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la palette du peintre
désordre chaud qui symbolise/se met en parallèle/en communion avec l'esprit en état de création
désordre dynamique, force de vie, chaleur, puissance
[ Sébastien Muller ]
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