Quand Wang Qingsong regarde la Chine s'aligner sur les valeurs occidentales, au détriment de l'héritage culturel de son pays, il trouve une énergie créatrice qui lui fait imaginer les allégorie les plus débridées pour nous l'expliquer. Dans ses mises en scène méticuleuses, le réalisme fantasmé le dispute à la pédagogie.
Lorsqu'il dépeint les développements rapides qui touchent la Chine, il le fait en de grandes fresques sur lesquelles se déroule une histoire, en général assez éloquente. La satyre est partout présente, en particulier dans l'usage détourné de sujets de la peinture classique occidentale. Souvent, ce sont des marques de produits occidentaux qui, confrontés à des réalités chinoises, servent de révélateurs de la frivolité des nouveaux comportements des chinois.
La juxtaposition parfaitement maîtrisée de diverses iconographies, fait constamment ressortir les clivages entre l'orient et l'occident en de provocantes métaphores. Et si l'ensemble peut parfois nous sembler un peu kitsch, n'oublions pas que le kitsch « est surtout corollaire des goûts de son observateur.»