« Versions d'elle » nous mène dans les rues d'une grande ville oł l'on suit une protagoniste fictive « elle » : chaque fois qu'elle croise un inconnu, elle capte son visage et retient une phrase.
Elle choisit des visages qui ressemblent à des pensées; souvent les visages sont coupés, flous, les yeux baissés, le regard vague, prêt à s'incarner dans des phrases.
Les visages ne sont pas des portraits. Ils représentent des flux, des instants, des énergies, des bouts d'espace et de temps qui sont personnifiés par des visages le temps d'un passage.
Les phrases sont comme des photographies verbales, des flashes.
Elles existent le temps d'un croisement et sont faites pour défiler comme la foule. Ce qui prime : le flash visuel et verbal, une manifestation à la limite de l'inconscient.
she likes the city better then her own life